Connaître Cornebarrieu

Cornebarrieu autrefois…

Les vestiges montrent que Cornebarrieu est habité depuis des milliers d’années… déjà un lieu accueillant et recherché.

Des galets aménagés en quartzite, des pesons, des foyers « fonds de cabanes » ont été trouvés en plusieurs endroits de la commune ; peu facilement datables, ils témoignent d’une occupation qui peut s’étendre du paléolithique supérieur au néolithique. Puis ce sont quelques éléments de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer.

Plus près de nous, mais il y a près de 2000 ans tout de même, une occupation gallo-romaine dont le vestige principal est un établissement balnéaire de près de 30 m2, du premier siècle après JC, trouvé près du pôle culturel. D’autres bâtiments de cette époque semblent avoir existé à Cornebarrieu, notamment vers Barquil et Blagnac, où des tegulae et amphores cassées ont été découvertes.

Archive Moulin - CornebarrieuEnsuite, viennent les écrits dont le premier, un parchemin daté de fin décembre 1128, relate le don par Pierre de Pibrac d’un arpent de vigne situé auprès de l’église Saint-Clément de Cassarac aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. L’église Saint-Clément était située dans l’enceinte du cimetière, et n’était pas l’église actuelle, construite plus tard et dédiée à l’origine à Saint-Jean.

Cornebarrieu s’étend alors sur la rive gauche de l’Aussonnelle, autour du cimetière actuel et du lotissement Bel Soulhel où, au Moyen âge, une activité de potiers était bien développée avec de nombreux fours. La production de céramique culinaire avec des plats, oules et pegaus (genre de pichet) y est importante.

Un pont dit « romain » mais en fait médiéval, le pont Saint Clément, à deux arches relie les rives droite et gauche de l’Aussonnelle. En 1835, le maire rapporte que ce pont daterait « de l’an 600 de J-C., alors il aurait 1235 ans d’existence, ce qui paraîtra sans doute fort extraordinaire ».

Sous l’ancien régime, plusieurs seigneurs occupent Cornebarrieu. Depuis Géraud Balène, originaire du Quercy, au début du 14ème siècle jusques aux Dames de Loubaissin et de Thomas à la révolution, c’est surtout la famille de Voisins qu’il faut retenir. Ayant acquis la seigneurie de Blagnac en 1383, ces descendants d’un lieutenant de Simon de Montfort sont barons d’Arques, seigneurs de Blagnac et co-seigneurs de Puivert.

Un de ces seigneurs, Pierre de Voisins, crée en 1567 un hôpital, pour aider et recueillir les pauvres, il le dote des revenus d’une terre qui reviendra plus tard à la commune et qui est l’actuelle place du marché. C’est son blason que la commune adoptera bien plus tard.

Quelques beaux domaines sont construits par de riches familles : Laran construit par les marchands drapiers du même nom qui possèdent au début du 16ème siècle plus de 200 arpents de terre, Pontié ou Alliez. Le château d’en bas (rue des Tres Bribants) appartient au seigneurs de Loubaissin et celui d’en Haut aux de Thomas. Ces deux familles donneront plusieurs capitouls à la ville de Toulouse.

Le village qui a été gagné sur la forêt de Bouconne, notamment sur sa partie ouest, se développe et un plan cadastral de 1735 montre que presque toutes les espaces sont cultivés avec de très nombreuses vignes (le vin était à cette époque une boisson énergétique), prairies et champs de céréales. Les bois y sont peu nombreux et de faible superficie. Deux moulins à vents et deux moulins à eau produisent la farine pour le pain et pour la nourriture des animaux.

La Route départementale 1 est tracée en 1785 entre la pointe de Taffi et Mondonville : trois portions rectilignes et un pont permettent de délaisser la route de Lévignac qui jusqu’alors traversait la commune, empruntant un chemin parallèle à l’actuelle route de Bouconne, puis passait dans la forêt, par des chemins très peu praticables.

L’église Saint Clément qui menace ruine est démolie en 1795, ses matériaux vendus aux enchères. Pendant le 19ème siècle d’importants travaux de restauration et d’agrandissement (adjonction des bas-côtés, notamment) menés en plusieurs phases, donnent à l’église actuelle, qui a repris le vocable de Saint Clément, son ampleur.

Un projet heureusement avorté a même prévu sa reconstruction, à partir de 1870. Les travaux ont alors commencé sur l’esplanade de l’église, mais il semble que des dissensions graves entre les membres du Conseil Municipal et la Fabrique aient conduit à l‘abandon du projet. Une souscription publique, au début des années 1900, a tenté en vain de le relancer. Ne regrettons surtout pas qu’il n’ait pas été mené à son terme : nous aurions perdu notre beau clocher-mur, typiquement toulousain, pour un clocher en flèche flanqué de clochetons de nulle part !

Archive - Ecoles de Cornebarrieu

Le 19ème siècle voit Cornebarrieu se développer et s‘équiper. L’école (aujourd’hui salle du Conseil) construite en deux fois : 1865 et 1898, la mairie (ancienne mairie) en 1899. La voirie est améliorée en plusieurs endroits de la commune, la route de Pibrac est ouverte, jusque là, seul le chemin Saint Jean conduisait à Pibrac ; le pont sur le Rouchet est construit. En 1812, le pont Saint Jean est édifié, à la limite des communes de Colomiers et de Pibrac ; il permet aux charrettes de fagots qui viennent de Bouconne, d’approvisionner les fours de boulangers de Toulouse plus facilement, évitant les marécages et les chemins détrempés de ce secteur.

En ce début du siècle, la diligence de Cadours passe encore par Cornebarrieu et ce jusqu‘en 1914 ! En 1900, c’est le train qui traverse la commune pour rejoindre Grenade et Cadours depuis la gare Roguet à Saint Cyprien ; en 1913, un embranchement permet à certains trains d’aller vers Montaigut et Lévignac. Locomotives à vapeur puis diesel ou électriques vont s’y succéder jusqu’en 1948, où la concurrence des autobus est la plus forte.

L’activité reste jusqu’alors essentiellement agricole. Cornebarrieu est réputé pour ses productions d’asperges, de cornichons et plus généralement de maraîchage que les agriculteurs vont vendre au marché Arnaud-Bernard. Plusieurs domaines, dont le Petit Parisien, produisent un vin réputé.

Une activité artisanale particulière occupe plusieurs quartiers (rue Saint-Jean, de l‘Hôpital, Saint Roch et le Casse) : la production de semelles d’espadrilles que hommes et femmes préparent à partir d’une tresse de jute, aux dimensions voulues et qui sont ensuite cousues et reprises par un courtier toulousain qui se charge de faire terminer les espadrilles.

Après la guerre de 1914-1918 qui fera 32 morts et de nombreux blessés, la commune reprendra lentement son développement, très limité jusqu’à la fin des années quarante. De nouvelles écoles, un foyer municipal, une poste, de nouvelles voies sont crées dans les années soixante. C’est aussi le début des premières constructions de villas, de logements et de lotissements ; c’est ensuite une accélération sans précédent, liée à l’activité économique et à l’attractivité de Toulouse. Cornebarrieu profite particulièrement de la présence de Sud-Aviation (devenu aujourd’hui Airbus) mais aussi de la clinique des Cèdres et d’un tissu artisanal et industriel riche.

La suite reste à écrire…

Cornebarrieu aujourd’hui

Les archives de la ville

Les archives sont l’ensemble des documents produits, dans l’exercice d’une activité pour garder une trace des actions d’une personne ou d’une organisation publique ou privée. Elles ont des supports très variés : papier, registres, photographies, plan…

Archives

Les archives communales ont vocation à regrouper tous les documents produits et reçus par les services municipaux et établissements de la commune, c’est à dire les dossiers, plans, courriers, factures, etc. que produisent ou reçoivent :

  • Monsieur le Maire et ses adjoints
  • Les services municipaux proprement dits, y compris les services « extérieurs » comme les écoles, le cimetière, l’école de musique…
  • Les établissements publics municipaux : service social, caisses des écoles…
  • Les ateliers type peinture, langues…

Les archives produites désignent aussi bien les liasses et les registres municipaux que les courriers émis et/ou reçus dans les différents services, au même titre que les délibérations du Conseil Municipal.
Ces documents servent à l’administration pour gérer les affaires communales, à l’administré pour prouver ses droits (par le biais de l’Etat Civil, des permis de construire …) et à faire des recherches historiques et/ou patrimoniales.

Le service « Archives » a pour missions principales :

  • La collecte, le contrôle, le classement et la conservation de ces documents
  • La diffusion et la communication de ces documents selon les délais établis par le Code du Patrimoine
  • La formation du personnel communal à ces pratiques archivistiques

La pratique archivistique représente les archives dans trois états successifs ou «théorie des trois âges» :

  • L’âge courant : c’est la période de constitution et d’utilisation administrative quotidienne, les dossiers dont il y a un besoin constant sont conservés dans le service d’origine, on dit qu’ils sont « vivants », ce sont les archives courantes.
  • L’âge intermédiaire : les archives qui correspondent à ce stade, une fois les affaires traitées, sont tenues de conserver les dossiers pour renseignement ou référence ou en vertu des prescriptions légales. En principe les dossiers sont clos mais un recours d’une affaire peut les faire passer au premier âge.
  • L’âge définitif : ce sont les documents à conserver sans limitation de durée.

L’accès au service « Archives » est gratuit pour tout demandeur : administrés de la commune ou d’autres communes, étudiants ou tout curieux de l’histoire locale. Service communal et culturel, il reçoit sur rendez-vous par mail ou téléphone.

Des copies ou reproductions des documents conservés dans les fonds si l’état des pièces le permet.

Quels sont les fonds présents sur la commune ?

  • des archives « papier » : registres, parchemins, plans, correspondance, comptes-rendus de réunions, enquêtes publiques, délibérations du Conseil Municipal, arrêtés municipaux…
  • la documentation : projets, plans, factures, textes de lois, tableaux de travail, coupures de presse (d’octobre 1981 à nos jours), brochures …

Sur internet, via le site des Archives Départementales on peut y trouver :

http://archives.haute-garonne.fr/archives_en_ligne/3cadre_docs_arch.html

  • L’Etat Civil de la commune de 1609 à 1912
  • Les plans cadastraux de 1809 de toute la commune
  • Des plans géométriques
  • Une monographie rédigée par un instituteur départemental en 1885
  • Les registres du Conseil Municipal de la commune de 1721 à 1895
  • Des photos et cartes postales de Cornebarrieu
  • Les listes nominatives de la population (recensement)
  • Les registres matricules des soldats de 1867 à 1921
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